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Lampe à huile en fer forgé

Jul 3
3 min read

Updated: Sep 10

Origine:France

Époque  : 18e siècle

Hauteur:12 cm

Largeur:8.1 cm

Profondeur:11 cm

Vendu


Lampe à huile monastique en fer forgé datant du XVIIIᵉ siècle, ornée d’une croix découpée. Elle était utilisée suspendue dans un monastère. Le réservoir inférieur recevait l’huile (huile végétale ou huile de poisson), tandis que la mèche passait par l’encoche aménagée sur le bord du récipient avant d’être allumée.


La plaque dorsale ne présente pas une symétrie rigoureusement parfaite, conservant les légères irrégularités propres au travail manuel. La croix ajourée en son centre offre elle aussi un tracé subtilement irrégulier, évoquant davantage l’expression simple et sincère d’une foi populaire qu’un motif géométrique soigneusement calibré. Les perforations circulaires qui l’entourent présentent de discrètes variations de diamètre, témoignant du travail à la main.


La tige verticale n’est pas un assemblage de plusieurs éléments : elle a été forgée dans une seule masse de fer, chauffée à la forge puis progressivement étirée et façonnée sous le marteau. Aucun ajout ultérieur ni soudure moderne ne vient altérer cette construction, qui conserve toute l’authenticité du travail traditionnel du forgeron. Cette conception franche et sans artifice traduit la vocation avant tout utilitaire de cet objet destiné à la vie quotidienne d’une communauté religieuse.


Le godet à huile, forgé dans une épaisse feuille de fer martelée, présente un bord légèrement ondulé ainsi qu’un bec verseur robuste, dicté par l’usage davantage que par la recherche décorative. Son fond conserve les légères déformations inhérentes au forgeage, provoquant une très légère inclinaison lorsqu’il est posé, caractéristique typique d’une pièce façonnée à la main à partir d’une seule plaque de métal.


La surface porte une patine profonde, où les dépôts de suie accumulés au fil des siècles se mêlent aux oxydations brunes et noires. Bien plus qu’un simple vieillissement du matériau, cette peau raconte les innombrables heures durant lesquelles la lampe est demeurée allumée. Une fois la flamme ravivée, la lumière traverse la croix et les perforations, projetant sur le mur un jeu d’ombres vibrant qui rappelle la dimension spirituelle de cet objet, dont la fonction religieuse demeurait indissociable de son usage quotidien.


18世紀の修道院で使用されていた十字架が刻まれた鍛造鉄製のオイルランプ。下部の器に油(植物油・魚油)などを入れ、縁の切り欠き(注ぎ口)部分から灯芯を出して火を灯す構造で吊るして使用されていました。


背板は厳密な左右対称ではなく、わずかな揺らぎを残しています。中央に抜かれた十字架の線も歪みを帯びた不揃いの輪郭で、整えられた象徴というより鉄板をそのまま切り抜いたような素朴な信仰の形を示しています。周囲の丸孔も大きさにわずかな差があり、手打ちの痕跡を留めています。支柱は別材を接いだものではなく鍛冶屋が一塊の鉄を炉で熱し、そのまま叩き延ばして形作ったものです。後から加えられた溶接や簡略化は見られず素材を制御した鍛造本来の仕事がそのまま残っています。構造をごまかさない造りは実用を第一とした環境の中で用いられた道具であることを物語っています。


また油皿は肉厚に叩き出され、縁はわずかに波打ち、注ぎ口も実用を優先した力強い造形です。底面には鍛造による歪みが見られ据えた際にわずかな傾きが生じますが、これは一枚の鉄を叩き出して成形した証でもあります。


表面には煤と酸化が幾層にも重なり黒と褐色が混じり合った深い肌合いを生み出しています。単なる経年変化ではなく長い年月の中で灯され続けた時間の堆積といえるものです。火を灯せば十字架と丸孔を通した光が壁面に揺れ、装飾ではなく実用の延長としての信仰空間を浮かび上がらせます。




 
 
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